Le mardi 16 mars 2017 de nombreux paroissiens de Saint-Léger ont eu l’occasion d’échanger à partir d’un film issu d’un voyage de bénévoles du CCFD des régions Bretagne et Pays de Loire.

En Indonésie, 40% de la population active est paysanne et 70% de celle-ci n’a pas de terre ou a moins de 0.5 ha.
Partenaire du CCFD, la Via Campesina travaille étroitement avec le Serikat Petani Indonesia ou SPI qui regroupe 700 000 membres et les aide à s’organiser en coopératives et à les former aux pratiques agroécologiques.
Il faut impliquer les populations paysannes dans une action pour le droit à posséder de la terre, à ne pas recourir à des intrants chimiques et à disposer de semences locales et de circuits de distribution courts.
Le principal obstacle est I’accès à la terre. Une grande partie de ces terres cultivables est accaparée par la production d’huile de palme et les accords de libre-échange vont à I’encontre des marchés locaux.
L’élection en 2014 de Joko Widodo a permis deux décisions favorables: possibilité de cultiver les terres mises à la disposition par I’Etat sans contribution financière et programme de soutien aux paysans par formation, prêt et distribution de matériel.
Mais les terres promises n’ont pas encore été identifiées et des violences sont faites aux paysans luttant contre l’accaparement des terres. Un million d’hectares pourraient être récupérés et redistribués.
Une nouvelle loi vient de conférer aux villages une plus grande autonomie. Ils recevront directement des fonds depuis le gouvernement central.
Malgré des situations difficiles, c’est un message de courage et d’espérance qui ressort de cette présentation.