Dimanche 29 janvier 2017,  de nombreux paroissiens de la paroisse Saint-Léger de Saint-Germain en Laye ont participé au temps d’approfondissement sur le thème « Eglise et citoyenneté ».  Pour cela, partant du document de la conférence épiscopale de France : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique », le Père Pierre-Hervé Grosjean nous a aidé à réfléchir à cette question importante de la responsabilité de chacun, en particulier des chrétiens, dans la vie et l’avenir de la société.

Voici quelques idées retenues, à l’issue de ce temps d’approfondissement :

La conférence a commencé par faire un constat de la situation actuelle, en s’appuyant sur le document de la conférence épiscopale.

Une difficulté importante mise en avant a été la difficulté de débattre aujourd’hui car la violence verbale et parfois physique est souvent présente très rapidement.

Il est important pour les chrétiens d’accepter qu’il peut y avoir un pluralisme des moyens, qui tous contribuent au même but : « le bien commun ».

Concernant « le contrat social », la raison de vivre ensemble, il a été rappelé que de nombreuses formes d’insécurité l’empêchaient aujourd’hui de fonctionner :

  • Sociale
  • Sociétale
  • Culturelle

Le Père Pierre-Hervé Grosjean est revenu sur les conséquences de « l’idéologie libertaire » qui par son développement a fait disparaitre le consensus éthique, le désir individuel devenant aujourd’hui le plus important. Nous sommes passés de l’idée de vérité universelle à celle de sincérité individuelle. Il n’y a alors plus de « bien commun ».

Il s’est ensuite interrogé sur ce qui rassemblait les Français, et il a insisté sur le rôle que les chrétiens avaient à jouer dans cette redéfinition de ce que l’on a en commun. C’est cette part en commun, cette « âme », qui fait la force d’un peuple.

Il a insisté sur l’importance de cette part commune pour faire face aux fanatismes religieux.

L’importance du sens à donner a été soulignée. Les solutions techniques prennent trop souvent la place de la vision et du sens, dans les discours des responsables politiques.

Revenant sur la difficulté de débattre, il a rappelé qu’un des moyens d’éviter que l’expression de convictions fortes tourne au blocage est d’accepter de ne pas pouvoir tout changer d’un coup, sans pour autant tomber dans la compromission.

Ainsi la politique est le lieu de la confrontation de l’idéal et du réel, une confrontation fondatrice. Il faut incarner l’idéal dans le réel.

Le chrétien ne doit pas poser un regard désespéré sur le monde car le monde nous est confié. Il doit être pleinement dans le monde, tout en restant lucide.

Aucun d’entre nous ne doit sous estimer sa capacité à transformer la part du monde dans laquelle il vit : son école, son quartier, sa paroisse, son entreprise, son club de sport…

Cette transformation s’inscrit dans le temps long mais notre engagement aura une fécondité. L’avenir appartient aux minorités créatrices !

Il faut croire que l’Evangile peut avoir une influence. Là où un chrétien s’engage, l’histoire doit changer en mieux.

Certains se réfèrent à une identité chrétienne: celle-ci demande à être évangélisée.

Enfin il a rappelé l’exhortation du Pape François aux jeunes rassemblés aux JMJ : « Le monde vous demande d’être des protagonistes de l’histoire ».

Si vous souhaitez approfondir, voici quelques liens utiles:

Pour en savoir plus sur le texte de la conférence épiscopale

Pour télécharger le document complet en pdf

La rencontre annuelle des EAP du diocèse sur le thème: « l’Église invite les Chrétiens à participer à la vie politique »